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OTAGES de l'AMBASSADE U.S. de TEHERAN

 
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La crise iranienne des otages américains (4 novembre 1979- 20 janvier 1981),
est le nom donné à la séquestration du personnel de l'ambassade américaine à Téhéran, par les Gardiens de La Révolution (Pasdarans), durant 444 jours.
 

LA PRISE D'OTAGES :.

L'élément déclencheur de cette crise est l'hospitalisation, le 22 octobre 1979 à New York, de l'ancien dirigeant iranien réfugié au Mexique, Mohammad Reza Shah Pahlavi.

Le 4 novembre 1979 en fin de matinée, quelques 400 « étudiants islamiques » prennent d'assaut l'ambassade américaine à Téhéran. La garde des marines présente sur place les retient environ deux heures, pendant que le personnel détruit les documents sensibles. Lorsque les « étudiants » voient de la fumée s'échapper des bâtiments, ils forcent le passage et prennent 63 personnes en otages, auxquelles s'ajouteront trois autres, capturées au ministère des Affaires étrangères. Ils réussissent néanmoins à saisir des documents classifiés des services de renseignement américains, qui ont été publiés par la suite en Iran.

Les autorités iraniennes réclament que les États-Unis leur livrent le chah afin que celui-ci soit jugé, en échange de la libération d'otages. En effet, les révolutionnaires iraniens sont persuadés qu'il est aux États-Unis dans le but de reprendre le pouvoir par un coup d'État. Les États-Unis affirment en réponse qu'il n'est venu sur leur territoire que pour réclamer une assistance médicale.

Treize des 66 otages sont libérés dans les deux semaines suivantes, ainsi qu'un quatorzième en juillet 1980. Les autres otages restent 444 jours en détention, durant lesquels certains tentent de s'échapper, mais en vain. Depuis leur libération, ils dénoncent la torture psychologique qu'ils subirent à l'époque
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REACTION DU PRESIDENT CARTER :.

En réponse à la prise d'otages, le président des États-Unis Jimmy Carter applique immédiatement des pressions d'ordres économique et diplomatique à l'égard de l'Iran : les importations de pétrole iranien sont stoppées le 12 novembre, des ressortissants iraniens sont expulsés des États-Unis et d'importants fonds iraniens se trouvant dans les banques américaines sont gelés le 14 novembre.

Le 15 novembre, moins de dix jours après la démission du premier ministre Mehdi Bazargan, qui s'était plaint des « comités Khomeyni », le Guide de la Révolution fait promulguer la nouvelle Constitution de l'Iran. En janvier 1980, les partisans modérés de l'ayatollah Chariat Madari sont arrêtés et fusillés : Khomeini détient désormais tous les pouvoirs.

Au début d'avril 1980, Khomeini publie un communiqué, affirmant que « les otages resteraient aux mains des étudiants islamiques jusqu'à la réunion du Parlement ». Selon l'ex-président de la République islamique, Bani Sadr, « Cette démarche était pour moi synonyme de blocage définitif ».

Le lendemain du communiqué, le 7 avril 1980, Carter rompt les relations diplomatiques avec l'Iran. Deux semaines plus tard, il lance l'Opération Eagle Claw, pour essayer de libérer les otages par un commando. Celle-ci échoue. Trois hélicoptères sur huit tombent en panne, et un quatrième s'écrase, faisant huit morts.

Le premier ministre iranien, Mehdi Bazargan, jugé par l'ayatollah Khomeini trop conciliant avec Washington, démissionne le 6 décembre.

Fin 1980, après la défaite de Carter aux élections face à Ronald Reagan, la mort du chah le 27 juillet et le début de la guerre Iran-Irak, la voie de la négociation semble préférée. Les États-Unis font appel au ministre des Affaires étrangères algérien, Mohamed Seddik Benyahia, pour servir d'intermédiaire.

Finalement, la libération des otages est décidée en échange du dégel des fonds iraniens et de la promesse qu'aucune poursuite judiciaire ne sera lancée contre les autorités iraniennes (Accords d'Alger)
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LIBERATION DES OTAGES :.

Les otages sont libérés le 20 janvier 1981, douze minutes après l'entrée en fonction du président Reagan, nouvellement élu, mais ne rejoignent leur pays que le 27, après une étape sur la base aérienne américaine de Wiesbaden (Allemagne).

Leur libération coïncidant avec le discours inaugural de Reagan, certains ont imaginé qu'un marché avait été négocié par des républicains ayant des connexions avec la CIA (dont George Bush Senior), appartenant à l'entourage de Reagan, afin de s'assurer que les otages ne soient libérés qu'après l'élection de Reagan.

Après douze ans d'enquête, deux commissions parlementaires ont conclu à l'absence de négociations secrètes
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Connexités :
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- Khomeyni
- Shah d'Iran
- Ronald Reagan
- CIA
- George Bush Sr
- Révolution islamique

Source de référence :

Wikipédia, encyclopédie libre de référence

 

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