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Ariel SHARON

 
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Ariel SHARON,
Général et homme politique israélien (né à Kfar Malal, le 26 février 1928). 

Cofondateur (avec Menahem Begin, e.a.) du grand parti de droite conservatrice et nationaliste d'Israël, le Likoud (unité, en hébreu) en 1973, fondateur du parti de centre-droit Kadima (en avant, en hébreu) en 2005, Ariel Sharon a d'abord été un militaire. A ce titre, il a participé à toutes les guerres israélo-arabes de 1948 à 1973.

En 1953, il dirige la légendaire "Unité 101" créée pour conduire les opérations de représailles contre les Arabes. En 1973, c'est lors de la guerre du Kippour qu'il se distingue par une audacieuse et judicieuse tactique de percée sur l'ouest du canal de Suez.

Ariel Sharon quitte l'armée en 1973 pour faire son entrée sur la scène politique. Il participe à la création du Likoud (mouvement qui unifie les partis de droite) et devient conseiller à la Défense Nationale en 1975 et 1976.

Bien qu'impliqué dans la création du Likoud, Sharon devient président, en 1977, d'un parti de droite indépendant, le Shlomzion. Ce parti remporte deux sièges à la Knesset et fusionne avec le Likoud qui nomme Ariel Sharon au poste de ministre de l'Agriculture.

En 1981, après une nouvelle victoire électorale du Likoud, Sharon prend en charge le portefeuille de ministre de la Défense Nationale. A ce titre, il joue un rôle déterminant dans l'opération "Paix en Galilée" de 1982, chargée de nettoyer Beyrouth et le Liban du commandement, des terroristes et des sympathisants de l'OLP. La réussite est au rendez-vous, l'OLP implose et c'est un Arafat politiquement affaibli qui se réfugie - avec un dernier quarteron de fidèles - à Tunis.

Durant l'opération, le 16 septembre 1982, des massacres de civils palestiniens ont été perpétrés dans les camps de réfugiés de Sabra et de Chatila. L'armée israélienne occupait Beyrouth et avait donc la responsabilité de l'ordre à faire régner. Les auteurs des massacres furent des phalangistes libanais, mais les soldats de Tsahal ont fermé les yeux et laissé faire. Ministre de l'armée, Ariel Sharon porta la responsabilité indirecte de cette terrible bavure. Il en assuma les conséquences et démissionna de son ministère.

En 1984, le Parti Travailliste et le Likoud forment un gouvernement d'union nationale. Ariel Sharon en est nommé ministre du Commerce et de l'Industrie. De 1990 à 1992, il est encore ministre de l'Habitat dans un gouvernement de droite.

Le retour aux affaires du Likoud, en 1996, offre à Sharon le ministère de l'Infrastructure. En 1998, il endosse les responsabilités de ministre des Affaires Étrangères.

La défaite électorale du Likoud, en mai 1999, incite son président Benyamin Netanyahou à démissionner de son poste. Ariel Sharon lui succède le 2 septembre.

Ariel Sharon est élu (triomphalement) premier ministre, le 7 février 2001, avec près de 63% des voix. Il forme un gouvernement d'union nationale le 7 mars.

Dès lors, la politique israélienne à l'égard de l'Autorité Palestinienne de Yasser Arafat se muscle considérablement.

La police palestinienne ne faisant manifestement rien pour arrêter les responsables du Hamas et du Hezbollah - qui envoient régulièrement leurs kamikazes bardés d'explosifs contre les populations civiles de l'Etat hébreu -, Ariel Sharon charge son armée de faire le travail.

Tsahal pénètre dans les territoires autonomes, pourchasse les terroristes dans les camps et assiége le quartier général d'Arafat en mars 2002. En septembre, l'armée israélienne réédite l'action en se concentrant sur l'unique QG d'Arafat.

Le discours d'Ariel Sharon devient simple et clair : il n'y aura plus d'espoirs pour le processus de paix tant que Yasser Arafat dirigera l'Autorité Palestinienne et qu'il couvrira les attaques terroristes contre Israël. La problématique se résume dorénavant à une question de personnes. Arafat doit partir en exil ou mourir.

Les USA de George W. Bush, début octobre 2002, réussissent à tempérer le premier ministre israélien et obtiennent le retrait de Tsahal des territoires palestiniens.

2003, réélection triomphale d'Ariel Sharon.

11 novembre 2004, décès de Yasser Arafat. Les Palestiniens élisent une nouveau président de l'Autorité, Mahmoud Abbas. L'homme est un modéré et privilégie la négociation et la normalisation des relations avec Israël. Des souhaits et objectifs favorisés par l'intervention de Condoleezza Rice, ministre des Affaires Etrangères de la seconde législature de George W. Bush.

2005. Désireux de prouver et de démontrer sa bonne volonté et sa foi dans un processus de paix avec la nouvelle Autorité Palestinienne de Mahmoud Abbas, Ariel Sharon ordonne le démantèlement des colonies établies dans la bande de Gaza. La droite ultra et religieuse ne lui pardonne pas ce qu'elle considère comme une trahison. Son principal soutien parlementaire lui vient à présent de l'opposition travailliste tandis que certains de ses amis influents le lâchent. Les tensions et dissensions à droite se multiplient.

Novembre 2005. Ariel Sharon décide de quitter le Likoud (parti de droite conservatrice dont il était cofondateur) pour fonder une nouvelle formation politique de centre-droit, Kadima. Le gouvernement est démissionnaire, la Knesset (parlement) dissoute et de nouvelles élections sont fixées au 28 mars 2006. Les premiers sondages donnent le nouveau parti Kadima grand favori.

4 janvier 2006. Ariel Sharon est victime d'une deuxième attaque cérébrale en l'espace de quinze jours. Si la première s'était avérée légère, la seconde est une hémorragie cérébrale massive. Le premier ministre israélien subit plusieurs longues opérations avant d'être plongé dans un coma artificiel. Une semaine plus tard, les chirurgiens décident de le ramener progressivement à la conscience. S'il récupère rapidement la sensibilité nerveuse des membres et réagit aux sollicitations externes, Ariel Sharon ne sortira cependant pas du coma.

 

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Connexités :
- Etat d'Israël
- Menahem Begin
- Guerre du Kippour
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Sources de référence :

MSN Encarta, encyclopédie de référence
Wikipédia, encyclopédie libre de référence

 

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